La modification génétique : un rejet catégorique pour l’agriculture biologique !

Malgré l’interdiction actuelle des OGM, l’agriculture biologique de demain sera génétiquement modifiée. En effet, les chercheurs soutiennent que c’est la solution idéale pour protéger l’environnement et satisfaire les enjeux de la sécurité alimentaire. Mais quels sont les risques potentiels d’une agriculture génétiquement modifiée ? Et pourquoi est-ce un rejet de l’agriculture biologique ?

Agriculture OGM : pour quoi faire ?

Pour comprendre les adeptes de l’agriculture anti OGM, il faut comprendre les principaux arguments des chercheurs qui sont favorables aux manipulations génétiques. La préservation de l’environnement est un des principaux arguments brandis par les défenseurs des OGM. Créer des plantes génétiquement modifiées permettrait des productions résistantes aux prédateurs (insectes, virus, etc.) et limiterait l’utilisation des pesticides. Plus subtilement, le sol serait mieux protégé contre les risques d’érosion puisque ces plantes seraient adaptées aux techniques de semis direct, sans labour. Enfin, l’augmentation des rendements sur une surface donnée est aussi un argument phare, notamment pour résoudre les problématiques liées à la faim dans le monde. Alors pourquoi des réticences ?

Les risques liés à l’agriculture OGM

Une plante modifiée génétiquement possède tous les transgènes dans ses cellules, y compris son pollen, contrairement aux plants de l’agriculture biologique. Lorsque ces derniers sont transportés par le vent et les insectes, ils sont disséminés partout et dans de longues distances. C’est ainsi qu’une fécondation croisée avec des plantes non OGM de la même variété peut arriver, entraînant une contamination. Cela va rendre les récoltes inconsommables sur plusieurs hectares. C’est ainsi que les partisans de l’agriculture anti OGM soutiennent que la transgénèse n’est pas une solution à long terme. En effet, l’agriculture biologique prône le développement naturel des plantes et évite l’utilisation de tous produits de synthèse. Mais la pollution génétique n’est pas le seul risque. Les sécrétions racinaires des plantes OGM propagent la toxine dans le sol. Les insectes sont aussi touchés par ces méthodes, de telle sorte qu’ils se confrontent à des plantes résistantes, rendant la pollinisation et la fertilisation des sols inefficaces.

Les OGM agricoles dans le monde face à l’agriculture biologique

Quasiment 100 % de ces plantes sont cultivés dans trois pays, à savoir les États-Unis, l’Argentine et le Canada. Cependant, bien que les adeptes de l’agriculture anti OGM soient plus nombreux, cette pratique gagne de plus en plus de terrain. Plusieurs pays adoptent progressivement ce mode de production, notamment en Russie, en Australie, en Chine et en France. Pour les cultures concernées, il s’agit surtout du soja, du maïs, du colza et du coton. Quant à l’agriculture biologique, bien qu’elle gagne du terrain en Europe, les fonds qui lui sont alloués sont moindres. De nombreux pays préfèrent en effet investir dans l’agriculture OGM. Les principes de l’agriculture bio, notamment la non-utilisation de produits chimiques et la rotation appropriée pour réduire les maladies, reviennent trop cher.

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