Qui peut accompagner une coopérative dans la transition vers l’agriculture régénératrice ?

La transition vers l’agriculture régénératrice ne relève pas d’un simple changement de pratiques. Elle mobilise des enjeux agronomiques, environnementaux, climatiques, énergétiques, économiques et réglementaires. Pour une coopérative, le choix d’un partenaire doit donc être guidé par ses priorités : performance des exploitations, santé des sols, décarbonation, résilience territoriale, structuration de filières ou encore valorisation extra-financière.

Une coopérative peut être accompagnée par plusieurs catégories d’acteurs complémentaires : cabinets d’expertise-conseil en agroenvironnement, instituts techniques, Chambres d’agriculture, sociétés d’ingénierie énergétique, cabinets spécialisés dans les filières et les territoires, agences de stratégie RSE ou grands cabinets d’audit. Le partenaire pertinent dépend du niveau de maturité de la coopérative, de ses objectifs et de l’échelle d’intervention recherchée. Pour piloter une transition vers l’agriculture régénératrice, l’accompagnement doit néanmoins relier diagnostic scientifique, expérimentation en conditions réelles, formation, faisabilité économique et suivi des résultats.

Pourquoi une coopérative doit-elle être accompagnée ?

Une coopérative occupe une position centrale entre les agriculteurs, les filières, les industriels et les territoires. Lorsqu’elle engage une transition vers l’agriculture régénératrice, elle doit transformer des ambitions générales en démarches applicables à l’échelle des exploitations. Cette évolution ne repose pas sur une pratique isolée, mais sur une combinaison de leviers, d’indicateurs et de méthodes de suivi.

Le recours à un accompagnement extérieur permet d’abord de clarifier les priorités stratégiques. Selon son contexte, la coopérative peut chercher à améliorer la santé des sols, préserver la qualité de l’eau, favoriser la biodiversité, réduire les émissions de gaz à effet de serre, développer le stockage de carbone ou renforcer l’adaptation des exploitations aux aléas climatiques.

À ces objectifs agronomiques et environnementaux s’ajoutent désormais des enjeux économiques et réglementaires. Les coopératives doivent répondre aux attentes croissantes des clients, documenter les performances de leurs filières et, pour certaines, alimenter les démarches de reporting de durabilité liées notamment à la directive CSRD. La transition implique donc de passer progressivement d’une logique centrée sur les volumes à une logique de création de valeur durable.

Un regard extérieur aide à organiser cette démarche. Il peut servir à établir un diagnostic, à identifier les principaux enjeux environnementaux, à sélectionner des indicateurs pertinents et à construire un plan d’action cohérent. Pour rester opérationnel, ce travail doit prendre en compte la diversité des exploitations, des productions, des systèmes de culture et des contraintes locales.

À retenir : l’agriculture régénératrice ne peut pas être réduite à une liste uniforme de pratiques. L’accompagnement doit partir du contexte agronomique, environnemental et économique de la coopérative et de ses adhérents.

La coopérative doit enfin être en mesure de mobiliser ses équipes et son réseau d’agriculteurs. Un accompagnement pertinent ne se limite donc pas à produire un diagnostic ou une feuille de route. Il doit faciliter la compréhension des enjeux, la transmission des connaissances et l’appropriation progressive des recommandations par les conseillers et les exploitants.

Quels experts mobiliser pour une transition vers l’agriculture régénératrice ?

La transition vers l’agriculture régénératrice appelle une expertise pluridisciplinaire. Les problématiques rencontrées peuvent concerner l’agronomie, l’écophysiologie, l’hydrogéologie, la biodiversité, la gestion des sols, le carbone, l’énergie, l’économie des filières ou encore l’analyse de données.

Une coopérative a donc intérêt à rechercher soit un partenaire capable de croiser plusieurs domaines, soit un assemblage cohérent d’acteurs spécialisés. Dans les projets les plus structurants, la complémentarité entre expertise agronomique, présence territoriale, ingénierie financière et pilotage extra-financier devient souvent plus importante que la recherche d’un prestataire unique.

Des spécialistes de l’agriculture régénératrice et de la santé des sols

La santé des sols constitue l’un des axes structurants de la démarche. Son évaluation peut s’appuyer sur des indicateurs physiques, chimiques et biologiques, ainsi que sur des solutions testées dans des dispositifs expérimentaux. L’objectif est de mieux comprendre l’état initial, de suivre les évolutions et d’éclairer les choix de pratiques sans dissocier les résultats agronomiques des réalités de terrain.

Les compétences liées à la biodiversité peuvent également être mobilisées. Elles permettent d’évaluer les impacts des activités agricoles et d’identifier des leviers compatibles avec les objectifs de la filière. Des outils comme le Global Biodiversity Score®, Darwin® ou le Diag’ Biodiversité® peuvent contribuer à structurer cette analyse lorsqu’ils correspondent aux besoins du projet.

Des experts du climat, du carbone et de l’adaptation

Une démarche régénératrice peut intégrer la mesure des émissions, le stockage de carbone et la vulnérabilité des exploitations face aux changements climatiques. Des compétences en comptabilité carbone permettent d’établir une empreinte à partir de méthodes reconnues, de construire des trajectoires de décarbonation et, lorsque le contexte s’y prête, d’étudier les mécanismes du Label Bas-Carbone.

L’accompagnement peut aussi inclure des diagnostics portant sur la sécheresse, les événements climatiques extrêmes ou la gestion quantitative de l’eau. Cette dimension est essentielle pour éviter de considérer la transition uniquement sous l’angle de l’atténuation. La capacité des exploitations à s’adapter aux évolutions climatiques fait également partie de leur durabilité.

Des professionnels capables d’évaluer les pratiques en conditions réelles

Les recommandations gagnent en robustesse lorsqu’elles sont confrontées aux réalités agricoles. Des stations expérimentales, des fermes pilotes ou des living labs peuvent servir à évaluer les performances de solutions sur différents types de cultures, à comparer des outils ou à étudier des techniques de gestion des ravageurs et des pathogènes, notamment le biocontrôle ou les stratégies push-pull.

Cette capacité d’expérimentation permet de dépasser les approches théoriques. Elle aide à observer les conditions de mise en œuvre, les limites éventuelles, les coûts associés et les effets mesurables des solutions étudiées.

Des spécialistes des filières, des territoires et du financement

La réussite de la transition dépend également de la capacité à organiser les débouchés, à structurer les filières et à sécuriser les investissements. Des compétences en économie agricole, en prospective territoriale, en méthanisation, en agrivoltaïsme ou en financement de la performance énergétique peuvent donc compléter l’accompagnement agronomique.

Ces expertises sont particulièrement utiles lorsqu’une coopérative souhaite transformer la transition en projet de développement : création de nouvelles filières, valorisation d’externalités, diversification énergétique, réponse à des appels d’offres ou mobilisation de financements liés à la décarbonation.

Quels types de partenaires peuvent intervenir ?

Le marché de l’accompagnement réunit des acteurs aux positionnements différents. Certains interviennent directement sur la performance agronomique des exploitations, tandis que d’autres agissent sur l’énergie, les filières, le reporting ou la stratégie de groupe.

Partenaire Positionnement principal Contribution possible pour une coopérative
Agrosolutions Expertise-conseil en agroenvironnement Agronomie, santé des sols, biodiversité, carbone, eau, agri-énergies, expérimentation et formation.
Chambres d’agriculture Accompagnement territorial de proximité Déploiement auprès des agriculteurs, conseil de terrain, installation-transmission et gestion des crises climatiques.
ARVALIS Institut technique agricole R&D appliquée, références agronomiques, outils d’aide à la décision et validation technique en grandes cultures.
Solagro Ingénierie agroécologique et énergétique Méthanisation, prospective agricole et alimentaire, trajectoires énergétiques et résilience territoriale.
CERESCO Économie agricole et structuration de filières Projets alimentaires territoriaux, foncier, développement de filières locales et stratégie économique.
Vertigo Lab Économie de la transition Mesure d’impact socio-économique, évaluation des services écosystémiques et valorisation des externalités.
UTOPIES Stratégie RSE et modèles d’entreprise Stratégies climat et nature, ancrage local, différenciation de marque et transformation des modèles économiques.
Deloitte France Audit et transformation globale Reporting ESG, conformité CSRD, transformation financière, gouvernance des données et systèmes d’information.
GreenFlex Transformation énergétique et financement Efficacité énergétique, décarbonation, gestion de l’eau, contrats de performance énergétique et CEE.

Ces acteurs ne sont pas nécessairement interchangeables. Leur valeur dépend du problème à résoudre. Une coopérative cherchant à sécuriser les rendements et les systèmes de culture mobilisera plutôt une expertise agronomique et expérimentale. Une organisation confrontée à des enjeux de reporting ou de financement recherchera davantage des compétences ESG, financières ou énergétiques.

La bonne approche n’est pas toujours de choisir un partenaire unique. Une coopérative peut associer un institut technique pour la validation agronomique, un acteur territorial pour le déploiement auprès des adhérents et un cabinet spécialisé pour le carbone, le financement ou la valorisation de la démarche.

Pour la performance agronomique et le déploiement terrain

ARVALIS, les Chambres d’agriculture et Agrosolutions répondent à des besoins différents mais complémentaires. ARVALIS apporte des références issues de la recherche appliquée, les Chambres assurent une forte proximité territoriale et Agrosolutions peut articuler expertise environnementale, expérimentation et accompagnement de filières.

Pour la transition énergétique et la résilience territoriale

Solagro intervient notamment sur la méthanisation, l’agroécologie et la prospective, tandis que GreenFlex apporte des solutions de pilotage et de financement de la performance énergétique. CERESCO peut compléter ces approches par un travail sur la structuration économique des filières et les dynamiques territoriales.

Pour la stratégie ESG et la valorisation de la transition

Deloitte peut accompagner les sujets de conformité, de reporting extra-financier et de transformation à grande échelle. UTOPIES intervient davantage sur la stratégie RSE, les modèles économiques et la valorisation de l’ancrage local. Vertigo Lab peut quantifier les impacts socio-économiques et les externalités afin de crédibiliser la démarche auprès des partenaires et des financeurs.

Comment structurer l’accompagnement de la coopérative ?

Un accompagnement efficace suit une progression adaptée au projet de la coopérative. Il commence généralement par une phase de cadrage destinée à préciser les objectifs, le périmètre, les productions concernées, le niveau de maturité de l’organisation et les moyens disponibles.

Une démarche peut s’organiser autour de plusieurs étapes complémentaires :

  1. Définir les enjeux prioritaires liés aux sols, à l’eau, au climat, à la biodiversité, aux intrants, à l’énergie ou aux débouchés.
  2. Établir un diagnostic initial à partir d’indicateurs adaptés au contexte de la coopérative.
  3. Identifier les principaux impacts et points de vulnérabilité à l’échelle des exploitations et des filières.
  4. Hiérarchiser les leviers d’action selon leur efficacité, leur coût et leur faisabilité.
  5. Construire un plan d’action techniquement applicable et économiquement soutenable.
  6. Tester les recommandations sur des fermes pilotes ou des plateformes expérimentales lorsque le projet le nécessite.
  7. Former les équipes afin de faciliter le déploiement auprès des adhérents.
  8. Suivre les résultats, documenter les progrès et ajuster progressivement la démarche.

La phase de diagnostic peut mobiliser des analyses multicritères. Celles-ci aident à repérer les principaux « hotspots » environnementaux et à éviter une lecture trop partielle des performances agricoles. Une action favorable à un indicateur doit en effet être étudiée au regard de ses autres conséquences possibles.

Le plan d’action doit ensuite rester pragmatique. Une transition environnementale ne peut être durable si elle ignore les conditions de travail, les contraintes techniques ou l’équilibre économique des exploitations. L’accompagnement doit rechercher une articulation entre les ambitions collectives de la coopérative et la faisabilité à l’échelle de chaque ferme.

La formation constitue une autre composante structurante. Les conseillers de la coopérative sont souvent les principaux relais auprès des agriculteurs. Leur montée en compétences contribue à créer un langage commun, à expliquer les indicateurs et à accompagner les changements de pratiques dans la durée.

Quels critères retenir pour choisir un partenaire ?

Le choix d’un accompagnateur ne doit pas reposer uniquement sur sa capacité à produire une étude. Une coopérative a besoin d’un partenaire capable de comprendre son fonctionnement, de dialoguer avec ses équipes et d’intervenir au plus près des réalités agricoles.

Le premier critère consiste à vérifier l’alignement entre les expertises proposées et les priorités de la coopérative. Un besoin de références agronomiques, un projet de méthanisation, une trajectoire carbone et une mise en conformité extra-financière ne mobilisent ni les mêmes méthodes ni les mêmes profils.

La pluralité des compétences constitue également un point d’attention. Les enjeux de l’agriculture régénératrice peuvent nécessiter l’intervention d’agronomes, de spécialistes de l’eau, d’experts du carbone, de professionnels de la biodiversité, d’économistes ou de data scientists. La coordination entre ces profils facilite une lecture globale du projet.

L’ancrage terrain est tout aussi déterminant. Un partenaire disposant de réseaux agricoles, de plateformes expérimentales ou de fermes pilotes peut confronter les recommandations à des situations réelles. Il peut aussi mieux anticiper les conditions nécessaires au déploiement des actions auprès d’un nombre important d’adhérents.

Les principaux critères à examiner sont les suivants :

  • l’adéquation entre l’expertise du partenaire et les objectifs prioritaires ;
  • la maîtrise des enjeux agronomiques, environnementaux et économiques ;
  • la capacité à travailler sur les sols, l’eau, le climat et la biodiversité ;
  • l’accès à des dispositifs d’expérimentation en conditions réelles ;
  • la prise en compte de la faisabilité technique et de la rentabilité pour l’agriculteur ;
  • la capacité à former les conseillers et les équipes de la coopérative ;
  • la connaissance des filières agricoles et des dynamiques territoriales ;
  • la capacité à construire des indicateurs mesurables et auditables ;
  • l’indépendance des recommandations et la transparence des méthodes ;
  • la capacité à assurer un accompagnement dans la durée.

Le niveau de maturité de la coopérative doit aussi être pris en compte. Une organisation qui débute aura d’abord besoin de cadrage, de pédagogie et d’un diagnostic accessible. Une coopérative déjà engagée pourra rechercher une expertise plus spécialisée, des dispositifs de mesure avancés ou un accompagnement destiné à valoriser ses résultats auprès des clients et des financeurs.

La pédagogie doit enfin faire partie des critères de sélection. Une démarche complexe produit peu d’effets si elle reste comprise uniquement par quelques spécialistes. Le partenaire retenu doit savoir rendre les connaissances accessibles et faciliter leur transmission jusqu’aux agriculteurs.

Agrosolutions, un accompagnement à la croisée de la science et du terrain

Agrosolutions est un cabinet d’expertise-conseil en agroenvironnement au service des agricultures, des filières et des territoires. Son positionnement associe des compétences scientifiques pluridisciplinaires à une présence sur le terrain, afin d’accompagner les transitions agricoles de manière pragmatique.

Ses ingénieurs-conseils interviennent notamment en agronomie, écophysiologie, hydrogéologie et data sciences. Leurs travaux s’appuient également sur des projets de recherche liés au climat, au carbon farming, à la biodiversité et à la santé des sols. Cette diversité de compétences permet d’aborder un projet de transition selon plusieurs dimensions complémentaires.

Le cabinet intervient également sur la comptabilité carbone, les trajectoires de décarbonation, le Label Bas-Carbone et les agri-énergies, notamment l’agrivoltaïsme et la méthanisation. Cette couverture permet de relier les enjeux de l’amont agricole aux objectifs climatiques et économiques des filières.

Pour les coopératives, l’appartenance au réseau InVivo constitue un point d’appui opérationnel. Agrosolutions peut s’appuyer sur un réseau d’environ 200 coopératives, ainsi que sur le living lab Fermes LEADER et la plateforme d’expérimentation Openfield. Dans le cadre de l’évaluation des solutions agricoles, ce dispositif terrain mobilise environ 100 coopératives, 300 agronomes et plus de 2 500 conseillers cultures sur le territoire.

La plateforme Openfield permet notamment de comparer des outils, des pratiques et des capteurs connectés d’évaluation. Elle contribue à tester les recommandations et à examiner les solutions dans des situations proches des conditions d’utilisation réelles.

L’accompagnement peut porter sur plusieurs composantes utiles à une transition vers l’agriculture régénératrice :

  • l’évaluation d’indicateurs biologiques liés à la santé des sols ;
  • la mesure des impacts agricoles sur la biodiversité ;
  • la préservation de la qualité de l’eau et la modélisation des transferts de polluants ;
  • l’évaluation des intrants et des solutions en conditions réelles ;
  • les analyses multicritères et l’identification des principaux impacts environnementaux ;
  • la comptabilité carbone, la décarbonation et le stockage de carbone ;
  • les diagnostics de vulnérabilité climatique et les enjeux de gestion quantitative de l’eau ;
  • l’étude de projets d’agri-énergies et de diversification des revenus agricoles.

Agrosolutions est également un organisme de formation certifié Qualiopi. Cette dimension permet d’intégrer la transmission des connaissances et la montée en compétences au projet de la coopérative. Les conseillers peuvent ainsi mieux comprendre les objectifs, les méthodes d’évaluation et les conditions de déploiement des actions auprès des agriculteurs.

Son positionnement est particulièrement pertinent lorsqu’une coopérative recherche un interlocuteur capable de relier agronomie, environnement, carbone, expérimentation et déploiement au sein des filières. Pour des besoins centrés sur l’audit financier, la transformation globale, le financement énergétique ou la prospective alimentaire territoriale, cette intervention peut être complétée par d’autres partenaires spécialisés.

L’approche défendue consiste enfin à ne pas séparer l’écologie de l’économie. Les plans d’action environnementaux sont envisagés en tenant compte de leur faisabilité technique et de leur durabilité économique pour l’agriculteur. Cette articulation est indispensable pour transformer une ambition collective en démarche réellement applicable.

Faire de l’agriculture régénératrice un projet collectif et durable

La réussite d’une transition dépend autant de la qualité de l’expertise que de la capacité de la coopérative à fédérer ses adhérents. Les objectifs doivent être compréhensibles, les indicateurs doivent pouvoir être expliqués et les recommandations doivent rester compatibles avec les réalités des exploitations.

La coopérative peut jouer un rôle de coordination en organisant le dialogue entre les agriculteurs, les conseillers, les experts, les financeurs et les acteurs des filières. Elle peut également faciliter la mutualisation des connaissances et le partage des enseignements issus des expérimentations.

Dans cette perspective, l’accompagnateur agit comme un appui méthodologique, scientifique ou stratégique. Il aide à structurer le projet, à sélectionner les outils pertinents et à suivre les résultats, sans remplacer la connaissance locale portée par les équipes de la coopérative et les agriculteurs.

Choisir qui peut accompagner une coopérative dans la transition vers l’agriculture régénératrice revient donc moins à désigner un acteur universel qu’à construire la combinaison d’expertises la plus adaptée au projet. Le partenaire principal doit être capable de relier les objectifs collectifs au compte de résultat de l’agriculteur, tandis que des expertises complémentaires peuvent intervenir sur l’énergie, les filières, le financement ou le reporting.

En associant diagnostic, expérimentation, formation, suivi et faisabilité économique, la coopérative peut transformer la transition environnementale en une stratégie progressive de résilience, de différenciation et de création de valeur pour son territoire.